samedi 2 janvier 2010

Nothing changes on the New Year's Day ?

Laissez moi vous raconter le nouvel an ici!

Au programme : rien ! Tellement de soirées sont organisées ici pour des sommes démentielles. Comme les Australiens sont férus d'électro, tout le centre ville ainsi que les plages et boîtes sont remplies de DJ et font monter les enchères. Le prix moyen d'une soirée New Year's Eve s'élève à 150 dollars. Une somme qui ne motive pas vraiment puisque ce genre de tarif représente une bonne semaine dans une auberge de n'importe quelle ville à visiter dans le futur. Donc nous avons décidés de boycotter tous ces événements à la con et choisissons simplement de passer la nuit dans la rue à mater le feu d'artifice. Comme un petit million et demi de personnes.

Comme convives, l'ami Léo, Clara la lyonnaise et nous 2. Moins on est, plus y'a de whisky ! Après un Noel à 15, on la joue donc petit comité puisque tous les gens sont éparpillés aux 4 coins de Sydney. Et que d'autres ont décidé de lâchement nous abandonner à la dernière minute pour rester dans une ville qui commmence par un Bri et finit par un Sbane...

Notre spot sera Milsons Point, situé en face de l'Harbour Bridge, le grand pont dont est tiré un grand nombre de feu. Premier feu à 21h, plutôt réussi. Le temps passe vite, nous avons pleins d'histoires à raconter, en particulier Clara qui a vécu une soirée très... particulière la veille. Au final, on rigole, on rigole en se disant qu'on va passer notre début de soirée sur ce bout de trottoir en discutant en attente du feu de minuit. Ensuite direction Bondi pour retrouver d'autres français.

Et là sur les coups de 22h, Jésus apparaît. Un mec nous propose sans sourciller des places pour le parc d'attraction qui est à 30 secondes (Luna Park). Sachant que le prix individuel était fixé à 165 dollars normalement pour cette soirée, on lui demande le prix qu'il pratique et le nombre de billets qu'il a. Gros coup de bol, il en a 4, on est 4. Le prix ? 20 malheureux dollars !!! On lui demande s'il peut venir avec nous jusqu'à la porte, histoire de voir si c'est pas du falso. Il s'exécute, et ça passe !

Le temps d'immortaliser ça avec une photo devant la porte d'entrée et on file vers les attractions ! Qu'on s'est empressés de faire avec notre pote Johnnie Walker. Et y'a des attractions oufs, un bateau comme à Bellewaerde faisant des tours COMPLETS, une espèce de centrifugeuse/essoreuse à salades où t'es debout dans le manège et pleins d'autres choses où le seul but consiste à faire tourner les gens dans tous les sens et très vite. Bref, c'était énorme.

Luna Park, de l'amour à l'état pur.

Petit aparté sur le feu de minuit sympatoche, d'une dizaine de minutes mais pas exceptionnel. La faute à un spectacle peut-être trop éparpillé ou étendu qui ne donne que toute sa mesure vu du ciel. Une chose visible sur cette vidéo.

http://fr.euronews.net/2009/12/31/sydney-hong-kong-taipeh-l-asie-a-celebre-le-nouvel-an-avec-talent/



L'occasion de voir comment l'Australien moyen regarde son feu d'artifice. Soit très calme en ne disant absolument rien, même pas un conventionnel "oh la belle bleue!". L'autre manière de le vivre est plus bruyante, en gueulant : "Aussie, Aussie, Aussie" (prononcez Ozzzzzie) et en répondant "Hoy, Hoy, Hoy !". En bon relou que je suis, j'ai parasité ces chants et réussi, non sans mal, à imposer un petit chant franglais que je vous ferais partager en vidéo. Enfin passons, le show étant fini, non sans une petite déception, retour aux attractions et passage vers le coin musique !

Une photo qui résume bien notre état : fou et flou !

Les filles, en mode TBS +++

Il y avait un set de Pendulum, DJ bien bourrin connu en partie pour ses remixes, de Prodigy notamment. Une ambiance de festival à l'intérieur de cette immense salle où filles et garçons étaient suants comme jamais et dansaient à moitié nus sur les vibrations de l'électro bien ravagée.


Une photo post splash, 15 $ d'économisés !

20 minutes plus tard, nous retournons aux attractions pour le finish. Le parc ferme à 03h, il est 2h, nous avons quasiment tout fait, il est grand temps de revenir en ville pour manger ! Retour sur le centre donc où c'était Zombieland Versus l'attaque des détritus géants. Sydney en mode braderie de Lille, c'était assez impressionnant et déroutant pour une ville à la base hyper propre. Résultat des courses : on va chez Hungry Jack, le bouffe dans Hyde Park et retrouve 2 français qu'on croyait à Melbourne. On discute un peu, on essaie de voir si une soirée électro est finie (Field Day) mais comme elle se déroulait le 1er, l'affaire était réglée. Et nous sommes donc rentrés sur les coups de 4h30.

George Street, au top du propre.

Un programme complètement improvisé mais qu'est-ce que c'était drôle ! Le retour au lit s'est fait avec impatience, sans voix et épuisé mais avec l'impression d'avoir passé un nouvel an unique.

J'en profite pour vous souhaiter une bonne année à tous, loin de nous certes, mais en quelque sorte ça vous fera des vacances ! ^^
Amusez-vous, profitez et on se retrouve plus tard pour d'autres histoires. Même si la France parait loin, un bout de la tête y est en tout cas.

mercredi 16 décembre 2009

No One Loves Me and Neither Do I

Je vais vous conter ici les dessous du fundraising après 2 longues semaines de bons et loyaux services. Ou plutôt sévices.

Premièrement, il est drôle de voir comment la paye fonctionne. Seules les matinées de travail sont comptées. C'est-à-dire que vous devez être sur le pont tous les jours du lundi au vendredi pour être payer pour 20 heures/semaine. Vous êtes prévus pour travailler toute la journée, sachant que l'après-midi compte pour du beurre en termes de salaire. Vous travaillez pour vous en essayant de dépasser le quota de 5 engagements par semaine et ainsi vous permettre de toucher 75 $ par engagement.

Encore faut-il en faire un ! Parce que c'est sur le terrain que la réalité émerge... En formation, l'équipe vous présente le taf comme une poule aux oeufs d'or très féconde vous permettant de gagner quasiment 1 000 $ par semaine. Méfiant sur ce point, j'ai bien fait de ne pas compter sur ce pactole. Dans la jungle urbaine, seule votre manager signe des gens. Et au forceps. Devant tenir le crachoir près d'une heure une personne pour avoir une malheureuse signature. En une semaine, disposant d'une équipe de 4 (5 le premier jour) nous avons réalisé 8 signatures. Au lieu des 30 espérées pour remplir les objectifs minimums ! Nous étions 3 nouveaux dans l'équipe, seul 1 a réussi à signer quelqu'un de la semaine. Moi et un de mes collègues avons fait chou blanc en 30 h de travail.

Pourquoi ?

-En majeure partie à cause de la localisation ! Trois jours entiers dans des trous perdus à rencontrer des gens sans emplois, des femmes aux foyers qu'on ne peut pas signer, des personnes retraitées payées par le gouvernement ou d'autres qui ne pouvaient pas se le permettre.

-Une journée dans le centre ville, devant un tribunal. Lieu où les gens profitent de leurs seules pauses pour aller chercher un café au coin ou juste manger avant de repartir au boulot.

Au final, j'ai eu des demies-signatures à mon tableau de chasse à cause de ces motifs :

-4 filles trop jeunes, n'ayant pas l'âge requis : 21 ans.
-une dame donnait déjà grâce à son travail. Puisqu'il faut savoir qu'en Australie, vous pouvez directement retirer de l'argent de votre salaire le jour de votre paie pour leur donner à l'œuvre de charité de votre choix.
-3 m'ont dit comme le Terminator, je reviendrais. Revenir de la pause déj', à la fin de leur journée de travail, de la plage. Mais personne ne revient jamais. Peut-être partent-ils vers un endroit dont on ne revient pas d'ailleurs...
-12 582 personnes voulaient me filer du cash.

En bref, je ne regrette pas ce travail trop fatigant, trop long, trop peu payé et peu gratifiant.

Parce que j'ai oublié de préciser comme une cerise sur le gâteau, le salaire annoncé a changé. De 17 dollars de l'heure, il fallait comprendre brut. Un détail non précisé ! Ce qui passe la paye à 12 dollars, à savoir le plus bas tarif que vous pouvez avoir dans ce pays. Si on ajoute les 3 h de trajet aller/retour quand vous vous déplacez, on peut juste qualifier ça d'arnaque.

Pour le prochain taf, j'essaierais donc moins d'aider mon prochain, ça payera plus.

mardi 8 décembre 2009

Do you know what i mean ?

Aujourd'hui 2ème jour de ce fabuleux boulot, situé dans les rues du middle of nowhere : Penrith. Ce petit coin est situé à plus d'une heure de train ressemble un peu... au Pas-de-Calais. Par sa population surtout. Rempli de gens sans emploi, de familles nombreuses et de personnes en état d'errance profonde, Penrith n'est pas vraiment the place to be, et encore moins l'endroit pour engager des personnes prêtes à donner 25 $ par mois à une ONG.

Bref, j'arrête les mauvaises blagues sur une région non loin de la mienne et je passe à ce qui me fait raconter tout ça. Entre deux discussions sur le trottoir, je me retrouve à aborder un sympathique bonhomme qui en voyant mon flamboyant polo bleu Cancer Council me dit :

-Je l'ai déjà ! (en souriant)
-Cool c'est super !
-Non, je l'ai déjà... (moins souriant)
-Oh... bah merci alors !

Et là, je réfléchis. Je me demande donc ce qui peut être dérangeant dans le fait d'être déjà donneur pour le Cancer Council. Et la révélation est apparue. Le gars ne me signalait pas qu'il était donneur, il voulait me dire qu'il avait un cancer ! Je ne pensais pas dire une fois dans ma vie à quelqu'un qui me dit qu'il a le cancer : "Super ! C'est fantastique ! Et puis merci hein, fais passer le message !"

Un malentendu assez glauque qui aura au moins marqué une deuxième journée de disette placée sous le seau de la désorganisation où la personne qui est censée nous gérer ne savait pas où aller et prenait un malin plaisir à toujours être sur notre dos. Heureusement, elle prend des vacances. Nous aussi par la même occasion...

mercredi 2 décembre 2009

Arrest Yourself

Laissez-moi donc vous raconter comment se déroule une formation de 2 jours pour être fundraiser. Qu'est-ce que c'est que ça ? C'est tout simplement être le type de personne qui vous emmerde profondément lorsque vous vous promenez dans le centre de Lille. Tranquillement en train de vous balader, un individu au t-shirt fortement coloré vous arrête et vous demande :"Vous avez 2 minutes pour Greenpeace/Amnesty International/WWF/La fédération des catcheurs de l'outre atlantique/Le groupouscule des amoureux des loutres des DOM-TOM/La confrérie des chasseurs à la dynamite ?".

Bien entendu, sorti de votre promenade revigorante, vous lui répondez la plupart du temps :

-Non.
-Désolé.
-Je n'ai pas le temps/Je suis pressé/Je vais rater le métro.
-J'ai pas d'argent.
-le silence du vent, à savoir ignorer la personne tout simplement. Ou mieux, vous accélérez le pas.

Me donc voilà à présent, démarcheur pour le Cancer Council. Parce que vous ne le savez peut-être pas, en tout c'était mon cas, mais l'Australie a des gros problèmes avec le cancer. Sur la totalité de leur espérance de vie, 1 homme sur 2 sera concerné et 1 femme sur 3 également. Cela représente un nouveau cas toutes les 5 minutes. Ils disposent également du plus haut taux de cancer de la peau au monde.

Pour nous permettre de sensibiliser les gens et de pouvoir les arrêter de manière efficace, on nous a donc appris les 6 gestes à faire pour les stopper, à écrire notre speech en mélangeant savamment stats marquantes et quelques phrases essayant de convaincre le chaland. Parce qu'il faudra tout de même réussir à faire investir 25 dollars minimum par mois à nos chers "clients". Cela peut faire beaucoup mais au final, ça ne représente que 2 cafés par semaine. L'argument principal pour promouvoir ce type d'engagement. En plus, le tout est déductible d'impôt, ce qui peut toujours servir.

A part ça, la formation consistait surtout dans le premier jour à écouter une petite allemande ultra énergique nous expliquant tous les aspects du taf. Ce qui me rappelle que le donneur moyen doit avoir plus de 21 ans, travailler plus de 25 heures et doit donner de l'argent sur 3 ans. Un autre chiffre étonnant : en moyenne, l'Australien donne de l'argent à 3 ONG différentes par mois. Impressionnant. Des jeux de rôles multiples le 2ème jour nous ont permis de se mettre en situation. L'occasion pour moi de montrer à la formatrice que j'étais bien là dans la salle.

En effet, la faute au hasard, je me suis retrouvé en fond de "classe". Donc la dame ne m'a pas vu et se demandait ce que je foutais un peu. Un sentiment d'injustice m'a envahi à la sortie de ce premier jour. Comme un délit de faciès pour la seule personne qui n'est pas anglophone de naissance dans ce groupe de 24 personnes, à moitié rempli d'anglais. Sachant que la plupart de mes camarades n'avaient pas plus ou moins ouvert la bouche que moi. Remonté, j'ai donc pris la place du premier rang le lendemain, quitte à inonder de réflexions et de réponses. Et j'ai fait mon trou, bim !

J'ai donc récupéré mon petit polo, une casquette et un badge avec une photo où j'ai l'air d'avoir déjà fêté mes 35 ans. La faute sûrement à une nuit écourtée par une insomnie surprise. En tout cas, il est surprenant de voir comment le pays ne se gêne pas pour écrémer les effectifs en pleine formation. Nous sommes passés de 24 à 16, ce qui fait d'ailleurs penser que lors du recrutement, ils se sont laissés des personnes à dégager. Une pensée largement appuyée par la présence de personnes qu'on qualifiera d'insolites comme un Snoop Dogg aux cheveux courts, une Daria obèse ou encore un golfeur ultra bourrin.

S'ensuit 2 jours de formation sur le terrain par plages de 2 h. Le premier jour, c'est à Wake Up que ça se passait, usine à backpackers par excellence. Nous devions juste parler à nos jeunes semblables et les informer, histoire d'être à l'aise avec le speech et de ne pas gâcher nos chances avec de "vraies" personnes. Résultat excellent puisque j'ai arrêté 11 personnes sur 13 tentatives.

L'anecdote rigolote, c'est que j'ai surtout arrêté 11 filles ! Les stoppant par paquets de 2, sauf pour la dernière, une petite Croate avec qui j'ai pu parler de son très beau pays découvert l'année dernière. Le lendemain, autre chanson avec pour décor l'Opéra. Lieu à touriste et à businessman en recherche de bouffe, c'est la zone Crash Test par excellence. Personne ne s'arrête et la moindre vision du t-shirt envoie leurs regards au fin fond de leurs chaussettes. Expérience plus mitigée donc mais il y a fort à parier que c'était pour nous faire redescendre d'un premier jour trop réussi.

Enfin, je vais quand même aborder la question importante, l'argent, puisqu'il n'y a que ça qui vous intéresse ! Payé 350 dollars la semaine de 20 heures, l'autre partie du salaire se situe dans les commissions. Une fois que vous avez réussi à enrôler 5 personnes dans la semaine, vous touchez 75 boules à chaque nouvel entrant. Sachant que l'objectif du vendeur est d'en faire 15, cela ramène le salaire hebdo à 1000 $ et le mensuel à 4000 ! On ne va pas s'emballer, on verra...

Demain, rendez-vous Hyde Park pour le premier vrai jour !

vendredi 20 novembre 2009

The Great Big Scum

Back to the future avec un petit laïus pour vous raconter comment c'est passé nos premières recherches d'appartement. Lors d'une nuit d'insomnie du au décalage horaire, je m'en vais sur des sites afin de trouver des annonces de colocs/apparts.

C'est simple, on remplit un profil, on cherche et on contacte les annonces. Quasiment aucune réponse à la clé mais par contre, des personnes me mailent suite à mon profil. Et elles me racontent leurs vies en long, en large et en travers. Et pas qu'un peu. Un petit exemple :

-Bonjour je m'appelle Machine, je vis dans le pays depuis 1772, votre profil m'intéresse beaucoup, vous m'avez l'air d'être beau, intelligent, charismatique, drôle et à la fois doué pour la cuisine et d'une sympathie à toute épreuve. C'est pourquoi je vous propose mon appart de 1 500 mètres carrés en plein centre ville avec une vue magnifique à bord d'un balcon jonché plein sud. J'espère que la chambre double au lit king size à 250 mètres carrés vous conviendra ainsi que le jacuzzi et la baignoire d'angle présents dans votre salle de bain. Pour finir, si vous en avez envie, je vous laisse les clés de la piscine chauffée et du spa.
Sachez qu'actuellement, je suis en Angleterre pour mon travail et que je ne serais pas là avant 2 mois. Cependant, ce n'est pas grave, je peux vous louer l'appartement sans même vous voir puisque qu'une visite ne me permettra pas plus de vous connaître que les mails que nous échangeons.
Je vous remercie de votre gratitude et de l'intérêt que vous avez porté à mon humble domicile.

S'ensuit un mail de notre part hyper emballé et des conditions de plus en plus bizarres.

-Je suis vraiment très contente de votre rapidité à répondre et de la manière dont les choses se déroulent. Pour pouvoir vous louer l'appartement, j'ai besoin d'une série d'informations comme votre nom, votre numéro,etc... afin d'établir le bail.

Nous nous exécutons.

-Merci encore, j'ai hâte de vous rencontrer. Maintenant pour avoir les clés de l'appart', pouvez vous adresser 1 mois de caution et 2 semaines de loyer par virement Western Union à Londres au nom de Catherine Mc Farlane ?

Avant la personne nous avait parlé d'une personne de confiance pouvant nous faire visiter l'appartement et nous donner les clés. Ici tout disparait et arrive l'apparition magique et suspicieuse de ce virement international Australie/Londres. Comme si 2000 dollars se claquait en un clin d'oeil. Une recherche rapide sur Google et on apprend que l'arnaque est courante et que Gumtree (l'un des sites les plus populaires en termes d'appart) est pollué de ce genre de saloperies.

Le plus drôle dans l'histoire, c'est que nous avons eu 2 conversations identiques avec 2 personnes différentes toutes les 2 en Angleterre pour des raisons pros et persos et nous demandant exactement la même chose. De plus, certaines phrases et tournures de mails étaient carrément identiques, assez pour nous convaincre définitivement de la carotte géante que ces annonces cachent.

Alors attention chers voyageurs, si vous entendez parler de Western Union, fuyez en courant ces virements intraçables avant de pleurer vos malheureux dollars égarés...

lundi 16 novembre 2009

Les petits détails qui changent

Voici un ensemble de choses listées qui sautent aux yeux et qui différent de chez nous:

  • Le pommeau de douche n'est pas amovible, ni réglable en hauteur.

  • Le fromage, à part le camembert et les tranches, n'existe pas.

  • Les yaourts ne sont quasiment pas représentés non plus, avec pour plus grande référence le sacro-saint fromage blanc.

  • La bière ressemble à de l'eau gazeuse avec une couleur différente. Heureusement, 2-3 sortes sont quand même buvables.

  • Des barbecues sont mis à disposition le long des plages pour faire cuire sa viande. Dans le même type, les voisins organisent souvent un grand barbeuc' le dimanche matin.

  • Les feux de circulation sont ultra courts et nécessite d'appuyer sur un bouton pour signaler qu'un piéton veut traverser.

  • Les filles ! Chers demoiselles françaises, votre charme et votre goût vestimentaire, je les cherche ici... En effet, "l'australienne moyenne" est belle... de loin. Souvent grande, aux épaules de nageuse accompagnées de seins imposant et blonde, elle possède toujours des choix douteux en matière de mode ainsi que des visages pas toujours très harmonieux. En plus, elles portent des bottes d'hiver à base de fourrure de mouton en plein été.

  • Domino's Pizza révèle ici une surprise de taille puisque les pizzas n'ont pas le même gout. Arrosées d'une "garlic oil", elle gagne un coût sucré plutôt désagréable. Heureusement Pizza Hut propose des tarifs abordables en cas d'envie irrépressible.

  • On ne peut pas acheter son ticket dans le bus aux horaires de pointe et aux arrêts populaires. Obligation de passer dans un convenience store.

  • La nuit ferme tôt. A part dans le quartier gay de King Cross, toutes les boites ou bars ferment aux alentours de 3h. Difficile de trouver un spot animé avant le mercredi soir. Bien dommage.

  • Les convenience stores ! Aussi appelés "arnaque ouverte à n'importe quelle heure" qui proposent d'acheter n'importe quel produit à deux fois son prix, directement importé de l'Asie, ce concept est à éviter comme la peste si vous voulez que votre porte-monnaie ne s'en aille pas en courant.
  • Hungry Jack's! Le meilleur des fast-foods, Burger King, change ici de nom et écrase encore la concurrence en offrant les meilleurs burgers aux tailles les plus affriolantes et à des prix ultra modiques. Indispensable et incontournable !

  • Le climat ? Non je blague, je ne retourne pas le couteau dans la plaie.
En guise de conclusion, je vous laisse avec un petit teasing pour le prochain billet qui nous fait faire un petit retour en arrière. En effet, je vous raconterais la petite surprise qui nous est arrivé quand nous cherchions un appart' et qui dit en long sur les arnaques qui regorge dans le domaine de l'immobilier et de l'emploi ici...

jeudi 12 novembre 2009

Let me take you on a trip...

Ces 3 derniers jours, c'était la fête! Location d'un van à 6 entre français pour se faire un petit voyage en direction des Blue Mountains. Massif montagneux hyper étendus (demandez à mon pote Google) à une petite centaine de kilomètres de Sydney, ces montagnes offrent une série de panoramas plus impressionnants les uns que les autres avec horizon à perte de vue, forêt gigantesque et chute d'eau à gogo.

Premièrement, on s'est trouvé un mini bus de 8 personnes aussi appelé "plus de place pour tes jambes t'es dans un transat" qui met la honte au van de Scoobidou. Fourni avec tentes, matos de camping et couverts pour la modique somme de 30 boules les 3 jours, c'est donné. Ensuite, la route s'est déroulé comme un charme malgré une perte et récupération de l'un de nos enjoliveurs après un virage trop serré.

La première balade fut la bonne puisque ce fut les Wenthworth Falls, considérées comme l'un des plus beaux coins. Chutes d'eaux impressionnante, découpage d'un ongle de pied par une pierre et rando surprise de 3h au programme. Bien assez pour une première journée qui se terminera dans un camping sauvage plutôt bien achalandé qui me permettra d'aider à la création du feu de camp.

Deuxième jour, direction les Three Sisters, point le plus connu des Blue Mountains. Et on se demande un peu pourquoi. Autant le panorama en lui-même est magnifique, autant les sisters en elles-mêmes ne forment en fait que 3 petites montagnes noyées dans une horizon nettement plus impressionnant. Ensuite, changement de décor pour une balade dans une crique aborigène. Paysages magnifiques entre forêt et crique sauvage, malheureusement nous n'avons pas trouvé de point d'eau où nous baigner. Le soir, direction un camping payant à 7 dollars la nuit pour un endroit hyper ensoleillé écarté dans un petit village avec des barbeucs, une cuisine en plein air et des douches/toilettes ultra propres et neuves. Que demander de plus ! L'ami Johnny Walker nous a tenu chaud au coin du feu sur les chaises de camping après nous être rassasiés d'hamburgers maison.

Dernier jour, c'est les Jenolan Caves qui seront notre point de chute. L'occasion de voir des grottes et autres points de vues inédits très bien vendus sur un petit prospectus. Si les différentes vues ne déçoivent pas, les caves coûtent un bras, 27 $ pour en visiter 2 dont une avec un guide pourri jusqu'à la moelle. Lourd, tatillon, long et disant dans notre dos aux autres visiteurs que nous étions bourrés, je ne me suis pas privé pour lui pourrir sa visite ! Surtout que la cave en question ne valait absolument pas son prix.

Enfin, du matin on avait déjà bien apprécié le coin avec une nouvelle rando surprise de 2 bonnes heures dans Mc Keowns Valley. Un beau programme bien rempli qui nous a permis de sortir de la ville, d'apprécier la vie dans un van et surtout de bien se marrer avec nos français compagnons de route. A refaire donc !